À Kyiv, le Centre municipal de consultation et de diagnostic a signé un contrat d'un montant de près de 96 millions de hryvnias avec l'entreprise « Alliance ukrainienne de production et de construction "Centre" », qui a remporté l'appel d'offres sans appel d'offres. La rénovation du bâtiment situé au 100, rue Saksaganskoho, devrait durer jusqu'en décembre 2026 et comprend une rénovation majeure des bureaux, des couloirs et des cages d'escalier, ainsi que l'aménagement d'un espace accessible aux personnes à mobilité réduite.
Des journalistes de « Nashi Groshe » ont analysé le devis et constaté d'importantes surfacturations. En particulier, le treillis d'armature a été installé à 403 UAH/m² pour une valeur marchande de 186 UAH, les appuis de fenêtre en PVC à 1 238 UAH/m au lieu de 480 à 578 UAH, et l'apprêt Ceresit CT 15 était facturé 317 UAH/kg pour une valeur marchande de 159 à 189 UAH. Le surpaiement total pour ces seuls articles pourrait dépasser 4 millions d'UAH.
L'attention s'est particulièrement portée sur le salaire des ouvriers, indiqué dans l'estimation à 26 515 UAH. Selon le Fonds de pension, la moyenne nationale est de 20 455 UAH, et selon les offres d'emploi dans le secteur de la construction à Kyiv, elle atteint 37 500 UAH. Des experts suggèrent que les paiements réels auraient pu être effectués au noir, compensés par des matériaux surévalués.
L'appel d'offres était sans concurrence : les conditions strictes (obligation d'avoir des employés à temps plein et de disposer de contrats similaires depuis au moins deux ans) ont empêché toute autre entreprise de soumettre une proposition. L'un des candidats potentiels a même demandé une modification des conditions, en vain.
Le centre est dirigé par Natalia Berikashvili, conseillère municipale de Kyiv (Parti « Unité ») et vice-présidente de la commission de la santé. Le contrat a été établi avec la société d'Oksana Kolibabchuk, qui a engrangé plus de 1,1 milliard de hryvnias de commandes publiques depuis 2016, principalement auprès des établissements médicaux de la capitale.
Cette rénovation controversée est financée par le budget local à hauteur de 60 millions de hryvnias, dont plus de 35,5 millions proviennent de l'entreprise elle-même. La question de l'efficacité et de la transparence de l'utilisation de ces fonds reste posée.

